Franchissant les portes du sommeil gardées par les vampires,
Au-delà des abîmes et blafard de la nuit,
J'ai vécu par-delà mes vies sans nombre,
Mon regard a sondé toutes choses;
et je lutte en hurlant dès avant l'aube,
Me sentant avec effroi conduit a la folie.
Avec la terre, j'ai tournoyé à l'aube de la vie
Quand le ciel était semblable à une flamme vaporeuse.
J'ai vula terrifiante laideur a jamais ignorée
Des noires planètes égarées dans l'univers béant,
Rouler sans connaissance, sans éclat t sans nom.
J'ai dérivé sans fin par-delà les mer,
Sous de sinistres cieux gris
que déchaine l'éclair zigzaguant,
Et que des cris hystèriques font résonner;
Et j'ai entendu les gémissements d'inisibles démon
Qui émergent des flots vert.
J'ai plongé semblable au cerf sous les voûtes
De la primitive et blanchâtre futaie,
Où les chenes sentent la présence qui se meut
Et qui s'avance majestueusement là où les esprits n'osent s'aventurer,
ET je fuis une chose qui me cerne de toute parts
Et m'épie à travers les branches mortes.
J'ai trébuché contre des montagnes criblées de gouffres,
Surgissant de la plaine, stériles et austères,
J'ai bu aux fétides sources à crapaud
Qui coulent suintantes vers les marécages et l'océan.
Et dans les eaux brulants de petits lacs maudits,
J'ai vu des choses que je n'aimerais pas revoir....
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